En écrivant mes mémoires, je suis tombée sur ce texte que j'ai écri en 2005.
Sachez que ma rencontre avec Tristan mise à part, 2005 fut la PIRE année de ma vie. A tous les niveaux.
Je ne mangeais pas, je me faisais vomir même quand je n'avais rien dans l'estomac.
Je sortais d'une histoire d'amour foireuse et n'arrivais pas à faire le premier pas pour un garçon qui me troublais depuis des années et des années. Et puis je fumais... mon Dieu, mais je fumais!!!
Ce texte intérvient un mois et demi après ma rencontre avec Tristan...
"j'existe!"
Et puis tout est devenu absurde.
Là, assise sur le carrelage glacé des toilettes, j'ai su l'espace d'un éclair ce que c'était que d'exister. un regard dans le mirroir a suffit: qui est-tu? voilà.
Tout est étrange..
Avant hier déjà j'ai connu un sentiment qui m'était presque inconnu jusqu'à lors...
je n'avais jamais été heureuse, ne serait-ce qu'une minuscule minute dans une souffrance omniprésente.
évidement, la drogue ne devait pas être innocente, mais jamais l'absolu ne m'avait ainsi chatouillée.
Je me souviens pourtant de ce jour que j'avais décri comme étant Le Plus Beau jour De Ma Vie et que j'utilisais comme tentative déespérée pour m'endormir lors de mes insomnies ou encore pour calmer les fréquentes crises d'angoisses dont je suis victime dans le train.
Il s'agit d'un pique-nique à la montagne. Je ne me souviens pas de l'endroit exact, mais a proximité de la frontière Franco-suisse. Il faisait beau, et pour que je ressente un semblant de bohneur celà devait se dérouler pendant les vacances d'été... de mes 8 ans. On avait fait des grillades, ma famille et des amis. On était tous réunis dans la joie. Une journée privilégiée ou chacun se sentait apartenir à ce monde et ce monde appartenait à chacun.
A chaque fois que j'ai cru mourir dans ma vie, et il y en a eu plus d'une, des images de cette journée dans le Jura me ramenaient à la conscience comment en disant: "accroche toi, tu vois, la vie peut être belle!"
Et bien-sûr j'obéissais, je voulais y croire. Croire que cette journée ne devait finalement pas être transposée en Paradis, mais au rang de réalité ateignable!
Alors jusqu'à maintenant et depuis ce jour, je vis dans l'espoir de ressentir à nouveau cet immense sentiment d'absolu.
C'est ce qui est arrivé mardi. Et à présent je ne peux m'empêcher de penser que la contre partie va arriver sous peu. Je ne m'endors pas tranquille, j'attends que celui qui m'a offert cette bouffée pure et parfaite m'impose une sentence insupportable dès demain. J'ai peur, je ne veux pas que ça s'arrête. Je dramatise toujours tout, même ce que me dit ma mère...
________
Je me trouve dans le vesseau de la mort. Les jurés délibèrent. j'attends... Il n'y a que PJ Harvey pour me tenir compagnie.
Oh my lover, don't you know it's all right...
Ce verdict reste inconnu, je redoute l'instant où je passerai sur le papier l'infâme résultat des votes.
voilà le lac, majestueuse masse angoissante. je l'aime! quelques voiliers, un tunnel, je vomis dans la poubelle. Depuis hier je suis encore plus paranoïaque!
_________
Sortie du vesseau. marche et attente sur l'un de mes congénaires indispensables, un banc public.
Nicontine, encore. Banc public à perpétuité. Devant de jeunes cadres rassasiés à la terrase du resto d'en face, j'entame d'étaler mon semblant d'existence. j'y suis contrainte, peur d'oublier.
ils se lèvent, m'observent. Le grand chauve semble être pris entre mépris et intérêt. sûrement m'a-t-il trouvée jolie... mais je suis défoncée...
Un coup d'oeuil à mes chaussure. Il s'en fallu de peu pour que je me mette à rire toute seule de leur état pitoyable post cure.
Je suis encadrée, avec la nette sensation qu'ils me sentent... des animaux.
Je suis aussi blanche que cette feuille.
Devant eux je sombre...
Il faudrait, pour éviter telle comparaison, que je me mette à écrire sur du papier noir! Même effet et aucune trace!
Non... j'écris pour ne pas oublier!...
Sachez que ma rencontre avec Tristan mise à part, 2005 fut la PIRE année de ma vie. A tous les niveaux.
Je ne mangeais pas, je me faisais vomir même quand je n'avais rien dans l'estomac.
Je sortais d'une histoire d'amour foireuse et n'arrivais pas à faire le premier pas pour un garçon qui me troublais depuis des années et des années. Et puis je fumais... mon Dieu, mais je fumais!!!
Ce texte intérvient un mois et demi après ma rencontre avec Tristan...
"j'existe!"
Et puis tout est devenu absurde.
Là, assise sur le carrelage glacé des toilettes, j'ai su l'espace d'un éclair ce que c'était que d'exister. un regard dans le mirroir a suffit: qui est-tu? voilà.
Tout est étrange..
Avant hier déjà j'ai connu un sentiment qui m'était presque inconnu jusqu'à lors...
je n'avais jamais été heureuse, ne serait-ce qu'une minuscule minute dans une souffrance omniprésente.
évidement, la drogue ne devait pas être innocente, mais jamais l'absolu ne m'avait ainsi chatouillée.
Je me souviens pourtant de ce jour que j'avais décri comme étant Le Plus Beau jour De Ma Vie et que j'utilisais comme tentative déespérée pour m'endormir lors de mes insomnies ou encore pour calmer les fréquentes crises d'angoisses dont je suis victime dans le train.
Il s'agit d'un pique-nique à la montagne. Je ne me souviens pas de l'endroit exact, mais a proximité de la frontière Franco-suisse. Il faisait beau, et pour que je ressente un semblant de bohneur celà devait se dérouler pendant les vacances d'été... de mes 8 ans. On avait fait des grillades, ma famille et des amis. On était tous réunis dans la joie. Une journée privilégiée ou chacun se sentait apartenir à ce monde et ce monde appartenait à chacun.
A chaque fois que j'ai cru mourir dans ma vie, et il y en a eu plus d'une, des images de cette journée dans le Jura me ramenaient à la conscience comment en disant: "accroche toi, tu vois, la vie peut être belle!"
Et bien-sûr j'obéissais, je voulais y croire. Croire que cette journée ne devait finalement pas être transposée en Paradis, mais au rang de réalité ateignable!
Alors jusqu'à maintenant et depuis ce jour, je vis dans l'espoir de ressentir à nouveau cet immense sentiment d'absolu.
C'est ce qui est arrivé mardi. Et à présent je ne peux m'empêcher de penser que la contre partie va arriver sous peu. Je ne m'endors pas tranquille, j'attends que celui qui m'a offert cette bouffée pure et parfaite m'impose une sentence insupportable dès demain. J'ai peur, je ne veux pas que ça s'arrête. Je dramatise toujours tout, même ce que me dit ma mère...
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Je me trouve dans le vesseau de la mort. Les jurés délibèrent. j'attends... Il n'y a que PJ Harvey pour me tenir compagnie.
Oh my lover, don't you know it's all right...
Ce verdict reste inconnu, je redoute l'instant où je passerai sur le papier l'infâme résultat des votes.
voilà le lac, majestueuse masse angoissante. je l'aime! quelques voiliers, un tunnel, je vomis dans la poubelle. Depuis hier je suis encore plus paranoïaque!
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Sortie du vesseau. marche et attente sur l'un de mes congénaires indispensables, un banc public.
Nicontine, encore. Banc public à perpétuité. Devant de jeunes cadres rassasiés à la terrase du resto d'en face, j'entame d'étaler mon semblant d'existence. j'y suis contrainte, peur d'oublier.
ils se lèvent, m'observent. Le grand chauve semble être pris entre mépris et intérêt. sûrement m'a-t-il trouvée jolie... mais je suis défoncée...
Un coup d'oeuil à mes chaussure. Il s'en fallu de peu pour que je me mette à rire toute seule de leur état pitoyable post cure.
Je suis encadrée, avec la nette sensation qu'ils me sentent... des animaux.
Je suis aussi blanche que cette feuille.
Devant eux je sombre...
Il faudrait, pour éviter telle comparaison, que je me mette à écrire sur du papier noir! Même effet et aucune trace!
Non... j'écris pour ne pas oublier!...

